Deuxième week-end du Festival

Deuxième week-end du Festival

ROMANTISME EN PLEIN SOLEIL

Foule des grands jours à Nohant le week-end des 10 et 11 juin où le public est venu en nombre assister aux quatre manifestations proposées par le Festival.

Plus de 350 personnes s’étaient donné rendez-vous samedi après-midi, à l’Auditorium-Bergerie pour écouter le philosophe et écrivain Michel Onfray, venu à Nohant délivrer sa vision du romantisme. Une vision originale que George Sand elle-même n’aurait pas démentie : « Le romantisme, c’est la philosophie des champs, l’instinct, l’émotion, la passion que l’on peut opposer à la raison des villes ».  Intarissable sur les liens entre le romantisme et la nature,  Michel Onfray, habilement relancé par Jean-Yves Clément, a parcouru les siècles et les cultures devant un public conquis par la verve et l’humour des deux orateurs, complices depuis longtemps. Evénement pianistique, le samedi soir avec la venue exceptionnelle en France d’Elisso Virsaladze.

La grande pianiste d’origine géorgienne a interprété une Berceuse de Chopin qui restera dans les mémoires, les Fantaisiesstücke ainsi que Widmung de Schumann, un merveilleux chant dédié à Clara par le compositeur, et qui, sous les doigts de cette magnifique schumanienne, a rempli d’amour le cœur du public.

Le dimanche, tremplin-découverte avec Alexandre Kantorow, 20 ans, dans une programmation originale pour un pianiste à Nohant : tout sauf Chopin… ce qui n’a pas manqué de faire réagir la salle ! Au programme, deux œuvres de Bartok, l’Allegro barbaro et la Rhapsodie, op. 1 pour piano seul, méconnue et peu jouée. Entre les deux, la Sonate n° 2 de Brahms, et pour conclure une Rhapsodie hongroise de  Liszt. Bref, un récital si exigeant et virtuose qu’il a valu à Alexandre les honneurs d’une standing ovation. Alexandre Kantorow, 20 ans ! Et déjà en route vers les étoiles ! Pour terminer le week-end,  le Trio Wanderer, toujours remarquable par son engagement musical et sa ferveur.

En deuxième partie, il a délivré la version parfaite du si romantique trio n°2 de Schubert rendu célèbre par le film Barry Lyndon. A la fin du concert où la chaleur du public s’ajoutait à celle d’un soleil éclatant, les Wanderer ont délivré en bis le Trio Dumky de Dvorak, « histoire d’économiser les mouvements »  comme l’a annoncé avec humour un des membres du Trio !

 

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