QUATRIÈME WEEK-END DU FESTIVAL

QUATRIÈME WEEK-END DU FESTIVAL

DUOS D’EXCEPTION

Pour savoir ce qu’est un grand violoniste, il faut avoir assisté à un concert de Renaud Capuçon.

C’est à ce privilège qu’ont eu accès les 400 spectateurs du Nohant Festival Chopin lors du concert donné en clôture des week-ends de juin. En duo avec Guillaume Bellom, un jeune pianiste révélé lors d’une précédente édition du Festival, ce grand artiste a magistralement interprété trois chefs d’œuvre : le rondo « brillant » D 895 de Schubert, la sonate n° 7 de Beethoven et l’exceptionnelle sonate pour violon et piano op. 18 de Richard Strauss. Salle comble également pour l’autre événement du week-end, la venue à Nohant du pianiste russe Nicolai Lugansky.

Après avoir déroulé un peu de sa terre natale avec les Saisons de Tchaïkovky, ce fût au tour de Chopin avec quatre Mazurkas puis trois œuvres majeures écrites lors par le compositeur lors de sa dernière période à Nohant : la Polonaise Fantaisie, une de ses œuvres les plus complexes, la Barcarolle et la Ballade n° 4. Elégance, fidélité, simplicité, pudeur, technique époustouflante, bref, un duo Chopin-Lugansky sur les sommets de l’art musical.

Dédoublement cette fois-ci avec les Davidsbündlertanze de Schumann par le pianiste chinois Cheng Zhang. Florestan « l'assaillant bruyant et pétulant, entièrement honnête, mais souvent adonné à des caprices les plus étranges », et Eusebius, « l'adolescent tendre qui toujours reste modestement dans l'ombre », les deux faces étranges du compositeur, s’étaient donné rendez-vous sous les doigts du jeune artiste, certes lauréat du prestigieux Concours International Robert Schumann mais surtout chaleureusement ovationné par le public connaisseur du Festival. Autre duo du week-end, celui que formaient Nathalie Rykiel et sa mère Sonia - qui a été la première Présidente d’honneur du Festival.

Invitée par Jean-Yves Clément à une causerie-rencontre sur le thème « Mère et fille », pour la parution du livre Ecoute-moi bien, c’est avec une sincérité touchante qu’elle a raconté ses relations fusionnelles avec une mère arachnéenne qui avait tissé autour d’une prisonnière consentante un confortable et brillant cocon.

Mère-fille, une ombre à la statue de George Sand tant ses relations avec sa fille Solange ont été ambivalentes. Petit clin d’œil en conclusion : lors du dernier concert, la jeune et jolie tourneuse de page était le portrait vivant de Solange ! En certains lieux, certaines histoires n’en finissent pas de nous faire signe. A suivre du 19 au 25 juillet...

Laissez nous un commentaire

Laisser un commentaire