Les chants immortels de Frédéric Chopin – Nuit Chopin 2019

(en photo de g. à d. : Julien Eyraud, Yves Henry, Alisa Yuko Bernhard, Sylviane Plantelin)

Les chants immortels de Frédéric Chopin

Soirée romantique très réussie au Château d’Ars où s’est tenue La Nuit Chopin qui commémore chaque année le décès du compositeur survenu dans la nuit du 16 au 17 octobre 1849. Organisé par l’Association Musique au Pays de George Sand, ce 170e anniversaire était orchestré par Yves Henry à la fois maître de cérémonie et concertiste lors de cette soirée.  Trois récitals successifs ont permis au public d’écouter les plus belles pages de Chopin composées à Nohant avec une incursion dans l’œuvre de Clara Schumann dont on célèbre cette année le bicentenaire de la naissance.  Pour l’occasion, deux pianos anciens avaient été mis à la disposition des artistes : un Ignace Pleyel de 1846 (époque de Frédéric Chopin) et un Jean-Baptiste Streicher de 1871 (époque de Clara Schumann), des instruments grâce auxquels le public a pu apprécier, dans un cadre intime, les sonorités, les couleurs et les nuances de l’œuvre  génialement avant-gardiste de Chopin. 

Diplômée du Conservatoire de Sydney et lauréate 2018 du Prix spécial “Nuit Chopin” du Nohant Festival Chopin Competition organisé à Tokyo, Alisa Yuko Bernhard a donné le premier récital.  Le public a particulièrement apprécié le jeu souple à la virtuosité contrôlée de cette jeune artiste qui a donné une interprétation personnelle et d’une grande sensibilité de trois grandes œuvres de Chopin, la Ballade n° 1 op. 23, le  Scherzo n° 4 op. 54 et la Fantaisie en fa mineur op. 49.

Après un dîner convivial aux chandelles, Julien Eyraud, finaliste en 2018 et 2019 du Concours des Grands Amateurs de piano et Procureur adjoint au Tribunal de Grande Instance de Versailles, a interprété le Nocturne n° 1 en ut dièse mineur op. 27, la Sonate op. 35 dite « funèbre » et la Berceuse op. 57. Des applaudissements chaleureux ont salué la performance de cet amateur de haut niveau, modeste et sympathique qui mène de front une carrière très prenante et sa passion pour le piano.

Spécialiste du jeu sur piano d’époque dont il aime à faire apprécier la richesse des sonorités et les subtilités, Yves Henry a délivré le dernier concert de la soirée. Ouvrant le récital, Les Valses romantiques op. 4  de  Clara Schumann qui ont bénéficié ce soir-là du jeu d’un grand schumannien, ont témoigné de la prodigieuse maturité de pianiste et de compositrice de la jeune musicienne de 11 ans et demi.  Après deux Nocturnes (n° 2, op. 27 et N° 1 op. 48), l’interprétation d’un chef-d’œuvre, la Polonaise Fantaisie en la bémol majeur op. 61, composée à Nohant en 1846, année où Chopin quittera définitivement Nohant, a créé un intense moment d’émotion et de recueillement.

Deux bis sur chacun des deux pianos dont la Valse ut dièse mineur n° 2 op. 64 (vidéo), une des ultimes œuvres de Chopin, ont conclu cette belle soirée coordonnée par l’équipe du Nohant Festival Chopin, Yves Henry, le président, Sylviane Plantelin, la vice-présidente, Adeline Rimbaut, l’administratrice générale, Marie-Pascale Pallu, Jean-Claude André, Jacqueline Majorel et les bénévoles du Festival qui vous donnent rendez-vous en 2020 pour de grands moments de romantisme et d’émotion.



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